« Pas soutenue » : pourquoi le retour de Clarisse Agbegnenou neuf mois après la naissance de sa fille a été compliqué

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Une femme d’exception. Si, contrairement à ses
attentes, elle n’a pas remporté la médaille d’or aux Jeux olympiques de Paris 2024,
Clarisse Agbegnenou n’est pas moins une championne. Une guerrière.
Dès les premiers instants de sa vie, elle a dû
batailler
. Depuis, elle ne s’est jamais arrêtée. Que
ce soit sur les tatamis, pour faire avancer la condition des femmes
dans son sport ou pour sa petite Athéna. Avec ces JO à
domicile, Clarisse Agbegnenou voulait atteindre les
sommets. 

Pendant de longs mois, elle s’est préparée pour
ça
, avec toujours dans son sillon sa fillette. Difficile
pour une sportive de haut niveau de retrouver sa place après une
grossesse. Avec sa médaille de bronze, Clarisse
Agbegnenou prouve que rien n’est impossible. Mais le chemin
n’a pas toujours été un long fleuve tranquille
. C’est ce
qu’elle dévoile dans le documentaire Claire Agbegnenou :
l’Olympe pour Athéna
, diffusé sur France 2 ce mardi 13 août.
Un moment en particulier reste gravé, tant elle ne
s’est pas sentie soutenue par sa Fédération. 

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Ce que la Fédération française de judo a refusé à Clarisse
Agbegnenou

C’était lors de son retour officiel à la compétition, neuf mois
après la naissance d’Athéna et à 16 mois de JO de Paris. Le
rendez-vous était pris à Tel Aviv pour son Grand Slam. Mais un
détail a déstabilisé la championne. « La veille de ma
compétition à Tel Aviv, la Fédération m’impose de mettre le kimono
de l’équipe de France
« , se remémore Clarisse Agbegnenou. Une
demande loin d’être anodine
, contrairement à ce que les
néophytes pourraient croire. « Chaque kimono va être différent.
Quand c’est une nouvelle marque, ça change, les kimonos ne sont pas
les mêmes. J’avais le mien, je me suis entraînée six ans avec donc
j’ai l’habitude
« , détaille-t-elle. De quoi la rassurer
pour son retour
sur le devant de la scène. 

Clarisse Agbegnenou a tenté d’expliquer la situation à sa
Fédération, de leur faire entendre raison, en vain. « Laissez-moi juste mettre mon kimono. C’est un
retour qui est compliqué
, ça fait longtemps que
je n’ai pas combattu
« , a argué, sans succès, celle qui s’était
blessée au genou peu avant. La Fédération – qui n’a pas le même
sponsor que la judokate – avait pris sa décision et rien ne
semblait pouvoir lui faire changer d’avis. Alors, forcément, dans
ce contexte, Clarisse Agbegnenou ne s’est  » pas sentie
soutenue
« 
. 

Clarisse Agbegnenou, rudement sanctionnée 

Et pour ne rien arranger, tout le monde n’était pas logé
à la même enseigne
. Jusqu’alors, Teddy Riner avait le droit de
concourir avec son propre kimono et pas celui de l’équipe de
France, sans que cela ne pose le moindre problème à la Fédération. « C’est une problématique d’équité. Ce n’est pas normal de dire
oui à un et non à l’autre
« , s’insurge Clarisse Agbegnenou.
C’est donc sur un coup de tête qu’elle a décidé d’arborer
son kimono
. Ce qui lui a été rudement sanctionné.
Puisqu’elle a été privée de son entraîneur. 

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Celui-ci a eu interdiction de la coacher. « Mais tu
m’entendras des tribunes
« , l’avait-il rassérénée. Une décision
que Clarisse Agbegnenou a accepté avec philosophie. « Je suis
plus calme, plus zen. Je me dis que
j’ai ma fille,
qu’elle est en bonne santé, pourquoi s’énerver ?

Il n’y a pas besoin de s’énerver. Alors que je serais partie
déjà au quart de tour depuis bien longtemps.

Lance-roquettes direct« , s’amuse-t-elle.
Néanmoins, ce jour-là, Clarisse Agbegnenou n’a pas remporté la
compétition. Un coup d’autant plus dur.  

Source: https://www.closermag.fr/people/pas-soutenue-pourquoi-le-retour-de-clarisse-agbegnenou-neuf-mois-apres-la-naissance-de-sa-fille-a-ete-complique-3464104?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown

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