
Daniel Cohn-Bendit était l’invité de France Inter ce
mercredi 26 mars 2025. Léa Salamé a alors abordé un sujet sensible,
présent également dans son livre. “Vous parlez de l’accusation
de pédophilie qui vous poursuit encore
aujourd’hui.’’
“Sur les réseaux sociaux.’’ nuance
Daniel Cohn-Bendit. Et Léa Salamé a alors continué sur ce sujet.
“Vous en parlez assez librement. Selon vous, tout part de
déclarations provocatrices faites en 1975 dans le
livre intitulé Le Grand Bazar. Vous y racontiez vos
expériences dans un jardin d’enfants où vous avez
travaillé pendant deux ans, avec des propos particulièrement
provocateurs.’’
Daniel Cohn-Bendit répond aux accusations
Léa Salamé a alors continué de l’interroger sur les accusations
de pédophilie. Pour rappel, les propos polémiques étaient les
suivants. “Il m’était arrivé plusieurs fois que
certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me
chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les
circonstances, mais leur désir me posait un
problème. Je leur demandais : ‘Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble,
pourquoi vous m’avez choisi, moi, et pas les
autres gosses ?’ Mais s’ils insistaient, je les caressais
quand même.’’
“Vous dites que c’était de la provocation.
Mais clairement on sent en lisant le livre que vous avez des
regrets de ce qui s’est passé ?’’ Et la
réponse ne s’est pas fait attendre. “Non, j’ai des
regrets de ce que j’ai écrit. Ce n’est pas la même
chose. Et j’explique qu’il y a une maladie, une
tâche.’’ évoque
l’ancien député Daniel Cohn-Bendit avant d’en dire plus.
“Ma tâche, c’est la tâche d’une maladie de la
provocation. De la provocation qui, là, allait
trop loin. (…) Et c’est vrai que cette maladie de
la provocation, elle s’est calmée au fur et à
mesure.’’
L’ancien député évoque ses proches
Depuis, Daniel Cohn-Bendit a fait du chemin et
ne sent plus aussi provocateur. “C’est vrai qu’avec ma femme
maintenant, on est ensemble depuis 45 ans. C’est
là que ça s’est calmé, les enfants, les
petits-enfants. Mais c’est quelque chose qui
reste.’’ explique-t-il.
“Les enfants du jardin, les parents, tout le monde
dit qu’il n’y a rien eu.’’ Selon lui, c’est la faute
de “cette maladie, ce devoir de provoquer le
bourgeois, et j’étais plus jeune. C’est pour ça que c’est
indéfendable. Je n’avais pas pour autant 18 ans ou
17 ans. Eh bien ça, c’est ma tâche, c’est ma
faiblesse. C’est comme ça, c’est la vie.’’
.