
Vendredi 21 février, Mediapart a publié une enquête qui a fait
l’effet d’une bombe. L’humoriste, comédien et réalisateur
Franck Gastambide est mis en cause par six femmes pour
violences sexuelles, physiques et psychologiques ou de
harcèlement. Des violences qui ont soit eu lieu sur des
plateaux de tournage, soit dans l’intimité. Préférant rester
anonymes par crainte pour leur carrière, cinq des six
femmes ont choisi d’utiliser des noms d’emprunt.
Pour Tristane Banon, ceci est un aveu de faiblesse. Dans la
dernière version du journal Franc Tireur, celle qui avait accusé
DSK de viol a donné son point de vue. Selon elle, « Il y a
un hic de taille, l’absence
de plainte. Et une seule femme qui donne son
nom. La comédienne et militante féministe Marion Séclim
affirme que le sexe du comédien aurait frotté sa main il y
a douze ans. L’accusé nie le geste mais admet une mauvaise
blague dont il a encore honte aujourd’hui », écrit-elle.
Tristane Banon toutes griffes dehors : « Symptôme
d’une… »
Dans son billet d’humeur intitulé « #MeToo et les
miteux », celle qui se définit comme une « féministe
d’hier » revient sur la publication de Mediapart. Au
delà de l’absence de « vraies » identités, quelque chose
d’autre la dérange. Dans leur
témoignages, les accusatrices ne se montreraient pas si
choquées que ça. « Il y a aussi Hélène, encore un nom d’emprunt.
L’enquête rapporte une conversation déplacée. Mais
Hélène affirme n’en avoir pas été ‘gênée’,
Mediapart est obligé de le préciser. Fin de la non-histoire »,
écrit-elle.
Dans la suite de son billet, la journaliste de 45 ans conclut : « Ne reste qu’un titre vendeur, gonflé à l’hélium
victimaire. Un titre paparazzi symptôme d’une dérive
journalistique ». Pour Tristane Banon, le risque ce genre de
papier est de « de voir un jour le lecteur jeter
#MeToo avec ceux qui l’auront insensément
instrumentalisé ».
Franck Gastambide accusé : « harcèlement », « calomnies »
Franck Gastambide a répondu à l’enquête par la négation. Il se
dit victime de « harcèlement » et
de « grave calomnies » de la part
de ces femmes. S’étant rendu dans les locaux de Mediapart pour un
entretien de « cinq heures », il a produit des
échanges SMS et une vingtaine d’attestations de témoins
pour attester de son innoncence.
De leur côtés, trois de ses ex petites amies témoignent
de faits
de violences physiques et/ ou psychologiques.
L’une d’elles a partagé son récit. « Plusieurs fois, il m’a
physiquement empêchée de sortir de son appartement
en s’interposant. Il voulait que je le pousse, pour me dire ‘tu
vois, tu es folle, tu es violente », a-t-elle décrit.
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