Le pianiste de jazz Martial Solal, compositeur de la BO de « À bout de souffle », est mort à 97 ans

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Le pianiste de jazz Martial Solal en novembre 2018 chez lui a Chatou dans les Yvelines 1996426

Le compositeur et pianiste de jazz, pionnier français sur la scène jazz internationale, a enregistré plus d’une centaine de disques dont la bande originale du film À bout de souffle de Jean-Luc Godard.

Le pianiste de jazz français Martial Solal, roi de l’improvisation à la renommée mondiale, est mort jeudi, à l’âge de 97 ans, a annoncé son fils à l’AFP. Le musicien est mort de vieillesse, « dans l’après-midi, dans un hôpital à Versailles dans les Yvelines », a précisé Eric Solal.

« J’adresse à sa famille, à ses proches et aux amoureux de jazz du monde entier mes plus sincères condoléances », a réagi Rachida Dati, la ministre de la Culture, sur le réseau social X.

Compositeur, arrangeur, chef d’orchestre, Martial Solal s’est révélé aussi à l’aise dans la relecture d’œuvres classiques que dans une confrontation avec la musique la plus contemporaine.

On lui doit de nombreuses bandes originales de films, notamment celle du manifeste de la Nouvelle Vague, A bout de souffle du cinéaste français Jean-Luc Godard, et il a enregistré plus d’une centaine de disques, en solo, duo, trio ou encore en big band.

De Sonny Rollins à Sidney Bechet

Né le 23 août 1927 à Alger dans une famille juive, Martial Solal apprend les rudiments du piano avec sa mère, qui chante de l’opéra, avant de prendre ses premières leçons vers l’âge de six ans.

Débarquant à Paris en 1950, en plein hiver, il connaît des débuts difficiles avant d’être engagé dans un club de Pigalle.

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Sa notoriété grandit, il devient le pianiste attitré du Club Saint-Germain, véritable temple du jazz, et du Blue Note. Il accompagne tous les grands solistes de passage, de Dizzy Gillespie à Sonny Rollins en passant par Sidney Bechet.

« Je ne voulais ressembler à personne »

Sa carrière le mène partout dans le monde. En 1963, il est invité, outre-Atlantique, à jouer au Festival de Newport, consécration pour un musicien de jazz.

« Je n’écoutais jamais de disques, je ne voulais ressembler à personne, pas même à ceux que j’admirais », racontait-il dans son autobiographie Mon siècle de jazz, publiée en 2024.

Lauréat de nombreux prix, Martial Solal reçoit en 1999, consécration suprême, le Jazzpar Prize, considéré comme le Nobel du jazz, et le Grand Prix de l’Académie du jazz en 2021.

Source: https://www.bfmtv.com/people/musique/le-pianiste-de-jazz-martial-solal-compositeur-de-la-bo-de-a-bout-de-souffle-est-mort-a-97-ans_AD-202412130232.html

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